vendredi 16 janvier 2015

MÉPHISTO MÉLIÈS: arrangement avec le gars des vues



Dans le hall d'entrée du Périscope
Photos: L.L.


Des poissons rouges aux étoiles filantes 
en passant par une terre sang dessus de sous, 
un charmant petit détour à Québec 
dans le paysage lunaire d’un autre janvier glacial…




Mardi soir dernier, 13 janvier, c’était soir de première au Théâtre Périscope, nous avions très hâte d’entreprendre notre deuxième moitié de saison avec ce voyage éclair chez Méliès en compagnie des théâtres MOTUS et PUPULUS MORDICUS. Encore une fois émerveillée devant autant d’intelligence, d'habileté et de joie, les comédiens manipulateurs ont accompli un autre exercice remarquable qui ne manquait pas de doigté. Ils ont encore fait des pieds et des mains pour que tout soit parfaitement accordé à cette fascinante histoire de l’alchimiste de la lumière, comme l’avait appelé le non moins génial Charlie Chaplin


Charlie
Charlie
Charlie



LA JAVA DU DIABLE 
de Charles Trenet
chantée ici par Cabu et son fils Mano Solo
tous deux logeant maintenant à la même adresse...



En ce soir polaire de janvier, quelques jours après avoir été submergés par la lumière noire qui a inondé le tout Paris d’une France menacée, ça faisait du bien de se retrouver en bonne compagnie, tassés les uns contre les autres, à se réchauffer l’esprit avec le beau Méphisto


Méphisto
Mark Antokolski





Méphisto, ce personnage immortel, qui resurgissait à tout bout d’champ sur les pellicules en feu de Georges Méliès, être malicieux qui se faisait gracieusement manipulé ce soir par les mains habiles de Patrick Ouellet, Louis Tremblay et Mathilde Addy-Laird, nous aura une fois de plus enguirlandé avec ses aguichantes facéties, si touchant à la fin qu’on l'aurait pris dans nos bras...


Photo: Motus et Pupulus Mordicus

Pierre Robitaille et Hélène Ducharme
en compagnie de Méphisto et Nikolaï Kobelkoff
Photo: Caroline Grégoire


Les envoûtants éclairages de Thomas Godefroid, mettant en valeur la brillante mise en scène de Pierre Robitaille et Hélène Ducharme, jumelés à l'enchanteresse scénographie, puisait à même le puits sans fond de l’inventivité de Méliès. On était en plein Paris du début du vingtième siècle, dans les foires, dans les stands, y sentant l’odeur de la poudre des fusils, de la barbe à papa, des lilas fleuris de mai et du parfum bon marché, y croisant des siamoises, un cul-de-jatte et un cinéaste...


 PASSAGE DES ORGUES
29 boulevard Saint-Martin
3ème arrondissement
là où Méliès est né




Georges Méliès


Jeannne D'Alcy
L'Épouse, la Muse
Photo: Léopold-Émile Reutlinger 



Paris de fête, Paris de joie, Paris d’amour, qui vient de connaître à nouveau des heures sombres et néfastes dues à la folie d’hommes soumis aux affres de la terrorisante religion. Méliès, pionnier des effets spéciaux, aurait été ensorcelé lui aussi à la vue de cette puissante chevauchée dans le noir de la nuit, par les mouvements  gracieux et le monde sous-marin du silence dans lequel se déplacent les bêtes réelles et imaginaires de l’océan. Méliès, immortel lui aussi et je l’espère un peu plus que Méphisto…


LE DIABLE AU COUVENT
L'un des quelques 600 films que Méliès a réalisé


ARCHITECTURE
 SCULPTURE
 ARTS VISUELS (PEINTURE ET DESSIN)
MUSIQUE
LITTÉRATURE (POÉSIE)
ARTS DE LA SCÈNE (THÉÂTRE, DANSE, MIME, CIRQUE)
 CINÉMA
 PHOTOGRAPHIE
BANDE DESSINÉE


Les Arts, qui contribuent à remodeler notre  monde de plus en plus diversifié et trop souvent mal accommodant, qui s’élèvent au-dessus des statues de bronze, qui dépeignent les couleurs de la libre expression ou encore filment les visages dans toute la folie de leur grandeur, sont également méprisés par ceux qui n’y voient plus clair. Espérons qu’ils fassent un jour d’immense deuil que cette humanité, quelque peu déséquilibrée, soit enfin devenue quelque chose de moins abruti que sa bêtise.


Méliès, le grand illusionniste

Le Cinéma, sempiternel septième art, qui n’en finit jamais de nous déménager vers d’autres scènes et décors que ceux auxquels notre petit diable personnel nous a habitués, n’équivaudra jamais à la magie vivante du juste devant soi. Parce que l'instant présent, celui qui ne se vit qu’une seule et unique fois, LÀ, aux côtés des autres spectateurs, ne se démentira jamais. Parce qu'il t’emportera encore plus loin que toutes ces images 3D, même de celles de Scorcese. Merci à vous, Artistes et Artisans, qui nous faites passer des moments incroyables et réels en votre toujours et aussi nécessaire présence. 

Au clair de la lune,
dans la magie des silencieux,
nous sommes revenus au monde...





LE VOYAGE DANS LA LUNE 
(version restaurée avec la superbe musique de AIR)


La valse de Méphisto 
Franz Liszt



Inspiré du VOYAGE DANS LA LUNE

 Time is never time at all
You can never ever leave without leaving a piece of youth
And our lives are forever changed
We will never be the same
The more you change the less you feel
Believe, believe in me, believe
That life can change, that you're not stuck in vain
We're not the same, we're different tonight
Tonight, so bright
Tonight
And you know you're never sure
But you're sure you could be right
If you held yourself up to the light
And the embers never fade in your city by the lake
The place where you were born
Believe, believe in me, believe
In the resolute urgency of now
And if you believe there's not a chance tonight
Tonight, so bright
Tonight
We'll crucify the insincere tonight
We'll make things right, we'll feel it all tonight
We'll find a way to offer up the night tonight
The indescribable moments of your life tonight
The impossible is possible tonight
Believe in me as I believe in you, tonight


Et parce qu'avec Méliès 
c'est tous les jours Noël...
HUGO CABRET, de Martin Scorcese
inspiré en partie de la vie du cinéaste



ET COMME CERTAINS VONT SAUVAGES
DANS DES SPECTACLES ÉTRANGES...






La couleur la plus courante de barbe à papa est le rose
mais on en trouve également en blanc, bleu, vert ou jaune 
selon le colorant utilisé. (wikipedia)
(mais jamais de barbe à papa noire)



http://www.theatremotus.com/mephisto-melies/


LES OMBRE DE PHILIPPE BEAU



Impossible strange world



jeudi 18 décembre 2014

VÉRONIQUE CÔTÉ, LA VIE HABITABLE: la lumière verte de la luciole




Déjà les flammes gigantesques avaient surmonté tous les obstacles et s’élevaient dans le crépuscule, semblables à un fanal immense qui éclairait au loin le pays environnant.

Walter Scott, Ivanhoé
traduction de l’anglais par Alexandre Dumas
1820

Une présence importante de lucioles et de lampyres semble pouvoir être considérée comme un des indicateurs de bon état de naturalité de l’environnement nocturne. Autrefois des groupes de milliers de lucioles pouvaient être aperçus sur et autour d’un arbre, aux abords d’un ruisseau. C’est un phénomène devenu très rare hormis dans des lieux éloignés de l’agriculture, des villes, et dépourvus d’éclairage artificiel.
(wikipedia)





C'est pas parce qu'ils sont plus petits que nous qu'ils sont pas plus forts !!
L.L.






 I don't care what you say, you say
Living life my own way, own way
I don't care what they say, they say
Living life my own way, own way

I don't care what you say, you say
Living life my own way, own way
I don't care what they say, they say
Living life my own way, own way



Véronique Côté:  FORÊTS, FAIRE L'AMOUR, SCALPÉE, TOUT CE QUI TOMBE, PHOTOSENSIBLES, DOM JUAN, CHANTE AVEC MOI, TEMPS, MOIS D'AOÛT OSAGE COUNTY, DÉVADÉ, OÙ TU VAS QUAND TU DORS EN MARCHANT, LAURIER-STATION, INÈS PÉRÉE INAT TENDUE, voici quelques unes des pièces que j'ai vues dans lesquelles a joué ou collaboré Véronique Côté, une vraie bonne auteure, une grande comédienne, une voix neuve, une inspiration. Pour faire honneur à son abordable VIE HABITABLE, que j'ai tout simplement trouvé essentiel en ces temps de restructuration austériCOCO, je me suis permis un texte-montage composé de quelques uns de ses mots-phares.







GUETTER LES SIGNES APPRIVOISER LES SAISONS / BEAUTÉ+BONTÉ=BEAUNTÉ CAPTER DES LUCIOLES AU DÉBUT D’UN MONDE NOUVEAU / LA QUESTION DU JOUR POUR LE PORTEVOIX de NOS MAIGRES RÉVOLTES QUI MEURENT DANS L’ŒUF / NOUS SOMMES TANNÉS DE PELLETER CONCITOYENS DEVENUS CONTRIBUABLES / JOYEUX FESTIN de MOTS VIDES D’UN MONDE QUI S’EFFACE / IL FAUT SE MÉFIER DE L’OPINION COMME ON A DÛ UN JOUR SE MÉFIER DES CURÉS / FAIRE HONNEUR AU DÉCOR DE SA PROPRE VIE UN LONG SILENCE REMPLI DE DENTS PRÊT À DÉVORER LE PRÉSENT DES PRÉSIDENTS / LA COURBE DU TEMPS QUI PASSE PAR LES AURORES D’OCTOBRE / ÊTRE AU MONDE PAR LA LECTURE SALVATRICE / HABITER LA VIE / L’ARDENT VOYAGE CONTRE L’ANALPHABÉTISATION / UNE LAMPE DE POCHE POUR S’ÉCLAIRER DANS LA MINE DU QUOTIDIEN UNE RÉVOLTE DE L’ART / COMME UN BATEAU QUI FEND LE GEL / REGARDER, CE LUXE INOUÏ / UNE SORTE DE PAIX EN FORME DE POISSONS GÉANTS / UNE GÉOGRAPHIE INTIME / AU BOUT DU JOUR LE MÊME SCANDALE DANS D’AUTRES COSTUMES LE GRANDIOSE, FRAGILITÉ BOULEVERSANTE / NON, LE PLUS COURT MAIS LE PLUS PUISSANT POÈME / L’OR DES FOUS N’EST PLUS CE QU’IL ÉTAIT / AGENOUILLEMENT / AU CREUX DES PYJAMAS ET DES ROBES DE CHAMBRES IL FAUT FAIRE DES CRÊPES PENDANT LA TEMPÊTE / ATTENTAT POUR REGÉNÉRER LA PULSION DE VIE / AMOUR ANIMAL DEVANT LE JUGEMENT DES ASSÉCHÉS QUI ACCEPTENT DE TRANSMETTRE DU VIDE / LE VOL DE NOS MOTS QUI FAIT CHIER / UN GROS REPAS DE POÉSIE composé de JARDINS REBELLES / DES NUÉES DE LUCIOLES pour DÉSOBÉIR... parce que MAINTENANT ET ICI,  JE SAIS QUE JE NE SUIS PLUS TOUTE SEULE...


Photo: Erick Labbé, Le Soleil









mercredi 17 décembre 2014

BEU BYE 14: Du tartare au mijoté, un effet bœuf dans la Bordée



Photo: Érick Labbé LE SOLEIL





Le même scandale dans d'autres costumes.

Véronique Côté
LA VIE HABITABLE 
p.60

Vestes carottées
Ours empeluché
Rires ACCENTués
Attentat à la Bordée

La guerre des clans
La paix des braves
Le rire en canne de bonbons sûrs
Une belle brochette de comédiens
Un seul musicien

Et pourtant, réussir à faire rire pendant une heure et demie
Des spectateurs qui j’en suis sûre venaient de sortir de leur
Écran rempli du sang du Pakistan et de l’Australie...

Une heure et demie pour oublier l’Infamie du présent
Pour retomber dans l’ironie des derniers mois.
Et c’est pas toujours parce qu’on rit que c’est drôle.
Ça tout le monde le sait

Mais pour fois…
Pour une fois
s'être laissé aller...
hé hé hé






Puis revenir chez nous devant l'écran pour y apprendre que Ben Cliche est à moitié paralysé quelque part à Montréal, que les métastases l'ont pratiquement éliminé, qu'il est en train de changer de route pour un monde meilleur,  je l'espère...Penser à lui et à cette tragico-comique audition avec Simon:



Apprendre aussi que Philippe Durocher sera des FOURBERIES DE SCAPIN en janvier prochain à la Bordée, que  Monika Pilon, ma révélation du BEU BYE 14, est en couple avec le super Lucien Ratio, cerveau de ce show de fin d’année qui je l’espère de tout cœur reviendra en décembre 2015, comprendre que le Théâtre est encore bien en vie dans cette ville historique qui s’apprête à farcir ses dernières terres arables de pâtés de maisons sans nom. OU-ache !!!  On va en avoir des choses à raconter pour le prochain beu bye…

Production du THÉÂTRE DU TEMPS QUI S'ARRÊTE, cette première édition du BEU BYE 14 nous aura démontré qu'il est encore possible de pro-créer des spectacles de cette nature qui mettent en vedettes des talents d'ici. Avec l'aide de quelques mécènes et d'amis, ils réussissent à faire tout avec presque rien. 

LE BEU ( bye) QUI RIT, cabaret de feu Paul Berval, y présentait des Dodo, Denise et compagnie, on y faisait la pluie et le beau temps sur l'actualité de cette époque pré-révolution tranquille. En ces temps austères de carré magique * Le BEU BYE nous a ainsi fait revisiter toutes ces manchettes qui défraient à tort et de travers les pages, les ondes et les écrans de nos multimédias en folie...Je pense que Lucien Ratio et sa bande ne manqueront aucunement de bon (et surtout mauvais) matériel pour leur prochaine revue...







PAS LOIN  DE LA COUPE AUX LÈVRES

De l’ISIS à l’ébola
En passant par les FEMEN
Au fond du bord du gouffre
Au centre, à droite, à gauche

BANG !

On frappe sur tout ce qui bouge ( ou pas assez)
On danse, on chante, on pète plus haut que le trou
On mange des chips, on gigue du clin de l’œil
On savoure les prouesses des protagonistes
On écoute la musique de l’accordéoniste





La radio Y
Céline Dion
Paul Daraîche
Le King Régis
Curieux Bégin
Les Chefs des chefs
Les Indiens
Les walking deads
Les art-peur
LE Trudeau
Le Péladeau
(ou le pélatrudeau)
Béliveau, Latulippe, Piccolo Buissonneault
Les élections
PKP/Drainville/LIsée
La chorégraphie
La musique
Les éclairages
Les accessoires
LA créativité
Et...
Des GAGS...
Plus un  p’tit vieux en chaise roulante 
qui ne se laisse plus intimider par les p’tites vieilles
qu’il remet consciencieusement à leur place...










 De QUÉBEC 84 à L'AMPHITHÉÂTRE




MOROSE, un papier de David Desjardins du Devoir qui parle du King Régis




* Carré magique, représentation graphique imaginée par N. Kaldor résumant la situation économique d'un pays à partir de quatre indicateurs macroéconomiques : le taux de croissance du P.I.B., le taux de chômage, le taux d'inflation et le solde des transactions courantes (en pourcentage du P.I.B.).


Bonne année !
ON SE REVERRA LE 13 JANVIER
(au PÉRISCOPE)








dimanche 30 novembre 2014

UN CERTAIN NOMBRE: la reproduction interdite

Affiche de la production 
Elena Fragasso



WHEN YOU’RE STRANGE

When you're strange
Faces come out of the rain
When you're strange
No one remembers your name






Jeudi soir dernier, en la toujours aussi plaisante compagnie de A., dans l’une des plus strictes intimités, presque à huis-clos dirais-je, nous avons assisté à l’exquise représentation d’UN CERTAIN NOMBRE, un texte de la britannique Caryl Churchill, adapté par Maxime Allen et mis en scène par Michel Nadeau du Théâtre Niveau Parking. Un exercice exigeant, pas vraiment facile, pour les deux habiles interprètes que sont Jean-Michel Déry et Jack Robitaille



Photo: Théâtre Périscope


Cinquante-cinq minutes de pur dialogue, sans réel temps mort, une maîtrise quasi parfaite de la langue, de niveau gratte-ciel, un bouillon d’intelligence pour l’esprit du Spectateur fait du concentré le plus digeste qui soit pour sa santé théâtrale. WOW! J’en mets encore trop me direz-vous ? Mais non, absolument pas. Il faut faire l’expérience de la salle Marc-Doré du Périscope au moins une fois dans sa vie pour se rendre compte à quel point la Littérature agit fort sur scène, autant sinon plus que dans les livres. Les histoires que nous lisons dans notre fauteuil préféré, pour s'exciter ou s'induire au sommeil, ont le don, lorsque adaptées pour la scène, de nous emporter dans leur dimension 3D: DAVANTAGE DIRECTE et DYNAMIQUE. Voilà ce qui se passe sous vos yeux, entre vos deux oreilles, dans l’obscurité des salles de Jeu, qui parfois ressemblent à de véritables salles d’attente, là où on craint parfois de faire face au médecin…malgré lui…




LA REPRODUCTION INTERDITE
René Magritte 
1937

UN CERTAIN NOMBRE nous introduit dans l'univers de trois jeunes hommes qui ont été clonés il y a trente-cinq ans. Leur rencontre quelque peu paranormale avec le père bio donne lieu à un dialogue fait de confrontation, de questionnement et d’acceptation. Ça fait peur, ça fait réfléchir, ça fait rire...un peu. Jean-Michel Déry, qui interprète les trois fils à tour de rôle, score un autre but dans le filet de ses prestations sans faille. Nous avons encore une fois été électrisés par sa performance embrasée, mais je pense qu’il le sait déjà. Son confrère, l’honorable Jack Robitaille, a livré, avec toute l’expérience de la scène qu’on lui connaît, une autre de ses percutantes prestations. Cette voix unique, doublée de son regard profond, fait de lui un général de la scène, déterminé à gagner toutes ses guerres...sur tous les fronts à libérer...




Caryl Churchill nous fait prendre conscience de ce qui pourrait bien se passer dans un certain avenir rempli d'incertitude, de science et d'enfants qui se ressemblent " en apparence " mais qui sont bel et bien distincts les uns des autres, avec leur identité propre, avec leurs idées, avec leurs projets, leurs angoisses, leurs espoirs, leurs amours, leurs peines... Le clone no. 1 contre le clone no. 2 contre le clone no. 3...la guerre des clones...




And we'll be carrying on, 
until the day it doesn't matter anymore
Step aside, you forgot what this is for
We fight to live, we live to fight
And tonight, you'll hear my battle cry
We live our lives on the frontlines
We're not afraid of the fast times
These days have opened up my eyes
And now, I see where the threat lies

FRONTLINE
Pillar



Photo-montage: L.Langlois


La laitue qui possède un peu de nous, le chimpanzé pas mal plus, tous reliés ensemble par les chaînes de l'ADN à brouter des fleurs pour Algernon, à penser que rien n'arrive pour rien, que tout se crée pour que rien ne se perde, que la somme de nos sentiments bien intentionnés fera le reste pour essayer de trouver la pièce manquante du gros méchant puzzle de l'humanité...